La dépression c’est tenir bon, la tristesse c’est lâcher prise (OITNB S5E6)

Dans une semaine c’est Noël, et une partie de moi s’en réjouis, parce que OUI j’aime Noël, et ce depuis gamine ! Sauf que plus les années passent, et plus la partie de moi qui est contente se fait bouffer par les autres parties de moi qui sont, pas dans l’ordre : en colère, angoissée, stressée, fatiguées, irritée, …

Stressée parce que, lot commun des adultes je sais, les fins de mois sont compliquées, depuis qu’on est propriétaires, et avec le coût de la vie. On arrive à payer les factures, mais on ne met plus rien de côté et en cas de coup dur, je ne sais pas comment on va faire, et ça m’angoisse.

En colère contre la terre entière, pour des conneries mais pas que. En colère contre mon voisin qui se croit toujours seul au monde, en colère contre la société et les actualités en général, en colère contre le garage qui m’a vendu une voiture d’occasion en juillet, qui a passé plus de temps chez eux que chez moi depuis que je l’ai acheté.

Ha oui parce que je vous ai pas dit ? En juillet j’ai acheté une petite clio 2 d’occasion dans un garage. Quelques jours après je la ramenais, car bruit (tac tac tac) au démarrage et problème électrique (pendant le bruit je ne pouvais plus baisser/ouvrir les vitres, mettre de cligno, ou d’essuie-glace, …). Ils me la gardent 3 jours et me la rendent. Bruit qui recommence au bout de 2-3 jours, cette fois pendant que je roule, je la ramène donc 1 semaine après (le 12 juillet 2017) et la récupère le 1er novembre (oui oui, plus de 3 mois après). Plus de bruit. 2 jours après je crève une roue. Ca arrive me direz-vous ! Je vais donc faire changer mes roues (ben oui, quand tu crèves 1 roue et qu’elle est pas réparable, tu dois racheter 2 pneus) et j’en profites pour demander si les roues étaient bien neuves, comme promis par le vendeur (j’étais censée avoir les 4 pneus neufs), et il s’avère que les 2 roues avant sont neuves, oui, mais pas les 2 arrières. Okay …  Puis 15 jours après la voiture commence à plus vouloir démarrer de suite, ça a duré quelques jours jusqu’à ce qu’elle refuse définitivement de démarrer (au début quand on tourne la clé ça fait rien du tout, puis quand elle arrive à démarrer, elle tousse et s’arrête, comme si la batterie était à plat). On a changé la batterie, mais le problème persiste. On la ramène au garage, qui nous change la batterie (60€ car pas garantie) et le boitier de l’anti-démarrage.  Je la récupère donc vendredi soir dernier, à la fermeture du garage. Normalement plus de problèmes. ha ha ! SAUF que je m’aperçois en partant du garage que la vitre avant conducteur ne s’ouvre plus, et on s’est aperçus hier, qu’elle refaisait le problème au démarrage ! DONC là j’ai juste envie de hurler !!!! Demain chéri va les appeler, mais je sais déja ce qu’ils vont lui dire : qu’avec eux elle n’avait pas fait le problème au démarrage … donc soit on la leur ramène et on se refait entuber parce que soit ils savent pas d’ou vient le problème, soit ça leur reviendrait trop cher de la réparer donc ils nous prennent pour des cons, en espérant qu’on abandonne, soit on abandonne, je l’amène dans mon garage à moi, quitte à payer les réparations de ma poche. Chéri veut la ramener et obtenir le remboursement, mais je pense qu’on est plus dans les délais légaux … donc on verra !

Sinon, je suis toujours angoissée H24, et je ne sais toujours pas pourquoi, aucune raison logique, rien que je ne puisse faire ou me dire pour changer ça, rien ne marche. J’ai fait enlever mon stérilet hormonal, on va essayer de voir jusqu’à fin février, si cela change quelque chose dans mon humeur, en attendant le latex est mon ami, oh joie. Et j’ai pris rendez-vous avec un docteur du dedans de la tête, fin janvier (y avait pas de rendez-vous avant), on verra si elle peut m’aider. Je ne veux pas de médocs, j’ai l’impression que ça m’embrouille le cerveau ! Peut être qu’avec elle j’arriverais à trouver l’origine de mon mal-être récurrent depuis quelques mois. Le Pourquoi j’ai vrillé, pourquoi je perd pied, pourquoi je tourne en boucle sur toujours les mêmes choses déplaisantes dans ma tête. Chéri dit que c’est normal d’être en colère pour la voiture, ou quand on est obligés de monter le son de la télé parce que le connard de voisin met sa musique à fond, mais je ne suis pas en colère, je suis paniquée ! Angoissée, stressée, et ça c’est pas normal ! La réaction normale c’est la colère sur le coup et le lendemain ou quand la musique s’arrête passer à autre chose. Moi je panique et quand ça s’arrête et le lendemain, et les jours qui suivent, je n’arrive pas à passer à autre chose, je vis dans la crainte, l’angoisse que ça recommence. Et CA ce n’est pas une réaction normale !!!

J’ai toujours été quelqu’un de stressée, mais pas comme ça, pas au point que ça me bouffe la vie. J’ai essayé la méditation, et ça me faisait un peu de bien, mais j’ai atteint la fin du programme d’essai gratuit et j’ai repris le boulot et je ne trouve plus le temps, faudrait que je me le prenne je sais.

Et angoissée comme ça, cela ne fait que quelques mois, donc c’est bien qu’il doit y avoir une origine et que je dois pouvoir redevenir comme avant !

J’espère juste trouver le moyen que tout ça se calme avant de devenir folle.

 

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Les gentilles filles vont au Paradis, les vilaines filles vont là ou elles veulent (Mème internet)

Vous vous souvenez cette émission, intellectuellement gratifiante, appelée L’amour est aveugle, qui passait sur TF1 il y a quelques années ?

Je me souviens à cette époque, avoir eu une conversation avec Cheri où je lui disait que je trouvais ça hypocrite. Cette histoire d’amour aveugle (l’émission, elle, était juste débile). Que personne ne peut tomber amoureux de quelqu’un qui ne lui plaît pas physiquement. C’est du moins mon avis et je le maitiens toujours.

Il m’avait alors posé cette question: « donc si j’avais été moche tu te serais pas intéressé a moi ? »

Et la réponse est « bien sûr ! »

Ce que j’avais essayé de faire comprendre à Chéri, c’est que bien sur que le physique est important ! On va pas se mentir ! Combien d’entre vous se sont déjà tapé quelqu’un qui ne leur plaisait pas DU TOUT ?

Mais dire que le physique est important ne veut pas dire se taper que des canons ! Comme je disais récemment à un pote, j’ai toujours été consciente de mes limites. Quand on est Véra on ne s’intéresse pas à Fred, qui de toute façon ne se tape que Daphné. On le mate pour le plaisir des yeux, bien sur, mais c’est tout. On va plutôt taper dans le geek a lunettes, ou le petit gros rigolo. Entre faire-valoir on se comprend 😉

Et puis ca ne veut pas dire non plus qu’il n’y a que le physique qui compte ! Un mec canon mais bête comme une bite c’est pas intéressant. En general le beau ne fait pas beaucoup d’efforts, il estime qu’être beau suffit, et moi un mec qui n’a aucune conversation et qui ne me fait pas rire, c’est bien pour un plan cul mais j’en veux pas dans ma vie.

Peut etre que je suis superficielle. Ou peut etre que je suis juste franche. Dire que le physique ne compte pas c’est du bullshit !

Après je suis un crush d’artichaut. C’est comme un coeur d’artichaut mais avec les crushs 😆

J’ai des « ideaux » bien sûr : pour les mecs c’est les bruns (type méditerranéen) aux yeux verts et les filles c’est rousse aux yeux verts (je kiffe les taches de rousseurs). Mais après en matière de crush j’ai des goûts très hétéroclite. Et je vais souvent plus kiffer le charme à la beauté pure. Ce qui fait que j’ai des crush 10 fois par jour, et sans « standard ».

Là par exemple, je suis en train de mater la saison 2 de Sense 8. Et vous savez qui je me taperai bien? Wolfgang ! Mais pas que. Lito aussi. Et aussi Kala, Nomi, Will, Riley, Sun, Hernando et Amanita ! Parce que je les trouve tous graou !!!!!

Parce que dire que le physique est important ne veut pas non plus dire n’apprécier qu’un « standard » de beauté. Les gens ont tendance à faire l’amalgame entre physique et beauté. Or la beauté est tellement relative !

Et subjective. Tout le monde n’a pas les mêmes goûts et heureusement! Mais je ne connais pas une seule personne qui s’intéressera a quelqu’un qui ne lui plaît pas un mimimum. Pas une. Et je trouve ça super hypocrite de dire l’inverse !

Alors oui ! Pour moi le physique est important ! Et peut etre que je suis superficielle. Ou juste moins difficile 😉

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« S’il est impossible de ne pas penser à quelque chose, il reste encore possible de penser à autre chose » (Lewis Caroll – Alice in wonderland)

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Wouhow 3 articles en 3 jours, oulàààà, faut que je me calme, je vais vous donner de mauvaises habitudes  !!!

Suite à mon article d’hier, j’ai eu une révélation, alors que ma vessie ce matin m’arrachait au bras de mon amant (Morphée The Best Ever ! Avec mon lit, on a décidé de se lancer dans un plan à 3, c’est génial !!!).

Déja, vous avez compris off course que c’est pas mon voisin le problème, n’est-ce pas ? Non parce que oui c’est un con, mais il n’est que l’interrupteur de mes angoisses ! C’était ce que j’essayais de dire dans mon article d’hier. C’est pas le voisin en lui-même le problème hein ! Il est le truc « concret » auquel mon cerveau se raccroche pour trouver une origine palpable au fait qu’il vrille ! Non parce que quand j’ai essayé d’en parler à chéri, il a focalisé sur « le voisin est un con » et pas sur le pourquoi le fait que ce soit un con m’angoisse autant !

Soyons clair, je SAIS que ce n’est pas insurmontable, je SAIS que c’est un « petit » con, que ça pourrait être pire. Je sais que si ça devait se renouveler trop souvent on irait lui parler, et au pire on appellerai les flics, je sais que mes angoisses NE SONT PAS RATIONNELLES et FONDEES ! je SAIS tout ça !

Ce que je ne sais pas c’est comment dire à mon cerveau (Charley de son petit nom)(oui mon cerveau a un nom, parce que j’en suis venue à réaliser qu’elle a une volonté propre) d’arrêter de tourner en boucle sur ça. Faut dire que Charley est têtue et n’en fait qu’à sa tête !

Anybref, ce matin donc, alors que ma vessie m’arrachait au bras de Morphée, et que du coup le bougre s’était retourné et ne voulait plus de moi, j’ai réalisé plusieurs choses :

  • ma vie actuelle me plaît, elle est ce à quoi j’aspirais l’an dernier : chéri et moi on s’aime, on a NOTRE maison à nous, et Lucia (notre maison. Oui elle aussi elle a un nom) elle est cool ! On en est tombés amoureux quand on l’a vu, et on a commencé à l’emménager comme on voulait, c’est NOTRE Lucia ! On a pas encore fini de s’apprivoiser les uns les autres, mais c’est toujours comme ça les adoptions ! alors bordel de merde de bite en bois ! pourquoi je n’arrive pas à kiffer ma life ?!!!
  • ce qui me fait peur en fait c’est la fin de mon couple avec chéri. Pas de me retrouver seule, comme c’était le cas jusqu’à il y a peu, je pense que je pourrais retrouver des plans culs finalement. Mais la peur d’avoir des regrets. Depuis le début de notre relation, avant même de prendre conscience d’à quel point il comptait pour moi, quand j’ai eu à faire un choix, je l’ai choisi lui. Entre mes études et lui ? Lui. Entre ma fierté et mon égo blessé et lui ? Lui. Entre le mariage et lui ? Lui. Entre les bébés et lui ? Lui. Lui lui LUI. Cela a toujours été Lui ! Parce que quand il s’agit de Lui, Charley n’a pas son mot à dire ! C’est mon coeur qui prend le volant, même si je ne sais pas ou il nous amène. Et je n’ai jamais regretté mes choix. Mais et si cela se termine entre nous ? Est-ce que je ne risque pas de regretter ces choix ? Est-ce que j’ai fait ces choix uniquement pour lui ? Ou etait-ce mes choix ? Choisir c’est renoncer, certes, mais ai-je fait les bons choix ? Je le pensais, mais je ne sais plus. Depuis qu’on a acheté, le discours s’est amplifié : « et alors le mariage ? et alors les bébés ? » et la pire de toutes : « mais est-ce que tu ne risques pas de le regretter ? De changer d’avis trop tard ?  ton horloge biologique tourne … et je connais quelqu’une qui n’en voulait pas à 30 ans/ n’en voulait pas avec son mari / … et plus tard elle l’a regretté, tu es sure de ne pas le regretter un jour ?  » NON ! Bordel non, je ne suis pas sure, parce que c’est ça la vie ! on ne peut être sur de rien ! on ne contrôle rien ! Alors oui, OUI peut être qu’un jour je vais le regretter, peut être qu’un jour je vais changer d’avis et qu’alors il sera trop tard ! Peut etre que Chéri et moi on va finir par se quitter et alors j’aurai renoncer à plein de choses pour lui, et il sera trop tard ! Mais peut être aussi qu’avec Chéri on va vieillir ensemble, et que je ne regretterai jamais mes choix ! Personne ne le sait ! Et ça aussi ça m’angoisse !
  • on en arrive à la 3eme chose que j’ai réalisé, c’est cette perte de contrôle sur ma vie. Ce n’est pas la première fois que je ressens ça, cette impression d’être en train de me noyer, de ne plus pouvoir respirer, parce que je ne contrôle plus rien ! J’aime planifier, tout prévoir, que tout soit encadré, géré. Pour tout. Il faut toujours que je prévoit tous les scénarios possibles, pour pouvoir anticiper. SAUF que dans la vraie vie, ce n’est pas possible ! Parce que c’est la vraie vie ! Pas le scénarios d’un film comédie-dramatique, pas la trame d’un roman, pas une comédie musicale. La vraie vie ! Il ne va pas y avoir de rebondissement de dernière minute qui va retourner la situation et permettre à nos héros de vivre heureux jusqu’à la fin des temps ! Ma vie n’est pas un putain de conte de fée ou mon prince charmant va me faire une tirade de fou, pour me dire à quel point il m’aime, en m’amenant sur un tapis volant au dessus d’Agrabah en me chantant ce rêve bleue (oui Aladdin est mon disney favori !!!), et me demander en mariage à la lueur de la lune, parce qu’il a réalisé que sans moi il n’existe pas, et qu’il me promet de m’aimer jusqu’à la nuit des temps, comme Eléa ! Dans la vraie vie il y a des fins de mois compliquées, des boulots qui nous prennent la tête, des voisins cons, des femmes objets que l’on exploite, humile et méprise. Dans la vraie vie on explique à nos filles comment ne pas se faire violer, mais on apprend pas à nos fils à ne pas être des violeurs. Dans la vraie vie il y a des lobbys, des puissances mondiales qui s’enrichissent sur le dos des petites gens, qui polluent les mers et assèchent les terres. Les hommes traitent la Terre comme les femmes : ils la violent, la violentent et lui crache dessus parce qu’elle l’avait cherché, juste parce que c’est une ELLE ! Et c’est elle la coupable, et non pas la victime !

La vraie vie elle craint, et on a aucun contrôle sur elle, et sur demain. Et PUTAIN oui ça m’angoisse, et NON il n’y a pas de remèdes miracles. Pas de solutions ! Et NON, ce n’est pas rationnel de m’angoisser pour CA !!! MERCI BIEN JE SAIS !!!!

Alors je vais juste attendre que ça passe, en essayant de dire à Charley d’arrêter de tourner en boucle sur le voisin. Parce que oui, hypothétiquement il va peut être faire du bruit aujourd’hui, mais peut être que non, et du coup tu gâche ma vie et mon temps pour rien, au lieu de me laisser profiter de l’instant présent !

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Avant de vous diagnostiquer une dépression, assurez-vous d’abord que vous n’êtes pas, en fait, juste entouré par des trous du cul (mème internet)

J’ai décidé d’être un peu plus active ici.

Non c’est pas vrai ! Déjà je devrais dire que je VAIS ESSAYER d’être plus active ici, parce que bon, hein, ce n’est pas la première fois que je vous fait des promesses et qu’après je disparaît, donc on va pas se mentir hein !

Et puis j’ai pas « décidé ». Disons que je vais voir si écrire me permet d’alléger la tension qui m’oppresse la poitrine. Comme une thérapie tavuuu ^^

Donc j’inaugure une nouvelle rubrique « psychologie de comptoir » avec ce premier article, qui a un titre aussi long que la bite de Rocco !

Mon voisin est un gros con !

C’est le titre que j’aurai du donner à cet article, car cela en sera le sujet. Mais c’était moins classe ! Et puis ça cassait direct le suspense non ?!

Parce que oui, ce soir, j’ai envie de vous parler de mon voisin.

Pourquoi ? me demanderez vous ! Parce que bon, écrire sur lui revient à lui accorder de l’importance quand même !

Et bien parce que j’ai beau me torturer encore et encore le cerveau pour connaître l’origine de mes angoisses et la seule réponse que mon cerveau me donne c’est « mon connard de fils de satan pas sexy du tout (ceux qui ont la référence je vous kiffe) de voisin » !

Au début je me suis dit : « pffff t’es vraiment barrée ma pov’ fille, c’est pas rationnel ! tu pars en sucette à l’anis comme annie, tu peux pas te mettre dans des états pareil, juste pour un con » !

Mais en fait, je ne vois rien d’autre qui nuit à mon bonheur en ce moment, à part ce sale fils de chiendent !!!!

Et puis ce soir, alors que je rentrais chez moi, de ma soirée entre filles hebdomadaire, j’ai réalisé que punaise de punaise si, c’est LUI la cause de mes angoisses !!!

Enfin pas lui, en tant qu’homme, mais lui en tant que mon voisin.

Je m’explique : mon voisin est un sale égoïste, qui se croit seul au monde, et a donc l’habitude de mettre sa musique de merde à fond quand il bricole, ça déja ça m’avait bien fait chier !!!

Et cet été, il a par deux fois, fait la fête, avec la musique vraiment mais VRAIMENT fort, jusqu’à 1h du matin passé. On a rien dit, c’est l’été, les vacances, toussa toussa, on est pas des voisins chiants … et puis on se disait que l’été prochain, avec la clim, on pourrait dormir les fenêtres fermées, on l’entendrait pas. Problème réglé !

Mais voila que le mois dernier, un samedi soir, j’ai été réveillée en sursaut (je m’étais endormie devant la télé), à 1H de matin par Chéri qui râlait, parce que le voisin avait mis sa musique à fond, et que même les fenêtres et volets fermés on l’entendait dans la maison (petite précision : non on est pas mitoyen et non apparemment c’était pas une occasion spéciale, du moins on avait pas été prévenus en ce sens). La musique a duré comme ça jusqu’à 4h30 du matin. Même avec des boules quiès, à l’autre bout de la maison, on entendait le caisson de basse (oui parce que non content d’être sourd, ce sale tueur de licornes ne sait pas régler ces basses …)

Et depuis, je vis un peu dans l’angoisse du week-end, j’ai enclenché le mode Suricate, et j’arrive pas à le désactiver. Je me redresse au moindre bruit. Je regarde si leur terrasse ne reste pas allumée le soir, annonçant des invités pour la soirée, et donc une fête en perspective.

Je sais que ce n’est pas une réaction normale, je sur-réagis. Je le sais ! Ce que je ne sais pas c’est comment arrêter !

Je sais aussi que ce n’est pas normal d’être angoissée pour ça. Être énervée : oui ! Avoir envie de le tuer : Oui ! Utiliser le temps de sommeil qu’il nous vole pour imaginer des moyens de le tuer, après l’avoir torturer pendant des heures, et ensuite réfléchir à comment me débarrasser du corps : OUI ! Mais être angoissée ? NON CE N’EST FUCKING PAS NORMAL !!!!

Et donc, ce soir, en rentrant, j’ai réalisé ce qui m’angoissait autant, dans le fait que mon voisin soit un gros con : c’est que j’ai peur de revivre un truc  à la mode appart-qui-fuit.

J’ai été réveillée, comme à l’époque, par Chéri qui râlait à raison, certes, mais qui m’a sorti en sursaut des bras de morphée, et morphée et moi on s’aime passionnément, et bon, j’aime pas trop trop qu’on m’arrache à lui comme ça, en pleine nuit, tu vois, ça fait saigner mon petit coeur tout mou ! Donc en général quand ça m’arrive j’ai des palpitations !

Et puis, je me dis que si le voisin compte nous faire un remake de la fièvre du samedi soir remixé par David Guetta tous les week-end, ben ça va vite nous prendre la tête (surtout que d’après l’autre voisine c’est pas rare de sa part, de mettre la musique à fond comme ça, le week-end) et j’ai peur que : 1/ on finisse pas regretter l’achat de la maison, qui s’est fait assez vite, étant donné qu’on a eu un coup de cœur réciproque pour cette maison, et qu’on était assez pressés par les délais bancaires, et que peut être on aurait du plus réfléchir ! mais en même temps ça on pouvait pas le prévoir, et puis des cons y en a partout donc bon …

et 2/ j’ai peur que notre couple ne survive pas à une tempête supplémentaire !

On en a chié en 11 ans. On en a tellement essuyé de tempêtes, que notre couple pourrait s’appeler la Floride. Et j’ai beau me dire que si on est restés ensemble malgré tout ça, si avec tout ce qu’on a traversé on s’est pas séparés, c’est que notre couple est aussi fort que Chuck Norris ! Mais c’est plus fort que moi, il y a cette petite voix là au fond de moi, celle qui hurle au feu à chaque fois qu’un bruit vient nous déranger dans notre tranquillité, cette partie de moi qui se met en PLS dès qu’une odeur bizarre émane des canalisations, ou qu’un tuyau fait un bruit louche, ou encore quand Chéri fait mine d’être dérangé par un élément extérieur, cette partie de moi me chouine dans les oreilles, le cœur, le ventre et finalement le cerveau que NON, on en a trop chié, on a trop tiré sur la corde, on a pas eu le temps d’en re-tresser une plus solide pour le moment, et à la prochaine bourrasque de vent, la paillote s’envole comme la vertu d’une pucelle dans un club de troll échangistes ! Ça saigne et ça fait mal !

Voila ce qui m’angoisse autant, en ce moment !

Alors oui, c’est débile, je sais bien ! Je veux dire, rien ne m’empêche d’aller sonner chez lui pour lui demander de baisser le son la prochaine fois, ou d’appeler les flics pour tapage nocturne, après tout à con : con et demi. Mais j’ai peur que ça n’envenime la situation encore plus. J’ai pas envie qu’il foute encore plus le bordel, ou qu’il s’en prenne à mon chat (avec les cons, on sait jamais ! ) parce que bon, là c’est chiant, mais c’est qu’une fois de temps en temps ! Je veux dire en 7 mois, on a été dérangés que 3 fois, et seulement 1 fois vraiment longtemps. Et s’il prenait ce prétexte pour être encore plus con, genre nous faire chier tous les week-end, ou tous les soirs ?

Mais en même temps, merde quoi ! C’est encore à nous, qui sommes emmerdés, de fermer nos gueules parce qu’on a peur ! C’est tellement injuste ! LIFE IS UNFAIR !!!!

Ou alors, je peux foutre le feu à sa baraque la prochaine fois qu’il fout le bordel ! Ca marche aussi non ? Ca mérite réflexion je dis !

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Danse ma poupée arc en ciel. Danse !

Le bonheur ce n’est pas de savoir chasser les nuages. C’est d’apprendre à danser sous la pluie (Sénèque)

Ouais je sais je sais. Ca faisait longtemps. Et non j’ai pas d’excuses. Pas que j’en ai a vous donner en même temps mais bon.

Que vous dire ? Il y a tant et en même temps si peu ! 

J’ai traversé une période compliquée. J’ai été sous anxiolitiques. Je viens de les arrêter. Pas que j’aille mieux mais parce que je n’en voulais plus. Ils m’embrouillaient le cerveau 😦

Et puis je vis avec l’angoisse depuis si longtemps, qu’elle et moi c’est une longue histoire de haine. Et les anxiolitiques n’y faisaient rien. Et prendre un truc plus fort c’est no way ! 

On m’a dit : « commence une thérapie. Travaille sur ce qui va pas ». Okay. Mais quand rien ne cloche ? 

J’ai déjà fait une thérapie. Je sais comment ça fonctionne. Je me suis donc visualisée sur un fauteuil, avec le docteur du dedans de la tête me demandant : « alors ? Que vous arrive-t-il ? » Et je lui ai parlé. Mais boaf. Pas grand chose. Je ne sais toujours pas comment faire comprendre à mon cerveau que l’état d’urgence est passé. Alors je me dis que seul le temps pourra m’aider. A me poser. A lâcher du lest. A me détendre. A quitter le mode suricate.

En attendant je survis. J’essaie de me raccrocher à l’important. Je me gave de moment doux et de câlins. Je me remplis d’amour et de rires. Et quand je sens l’angoisse arriver j’essaie de respirer en 3 temps. 

Je souris et j’essaie de positiver. En attendant que ça passe. 

Un jour je redeviendrai cette poupée arc en ciel. Un jour je danserai sous la pluie. Un jour je chasserai les ténèbres. Par ce que c’est comme ça que ca marche. La vie ne nous attend pas. Avec ou sans nous, elle continue. A nous de nous accrocher pour pas tomber en route. 

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Olé !

Ce week-end c’est la Pentecôte et par chez moi, chaque année y a la feria. 

Et comme ça fait longtemps et que je suis sûre que je vous manquais, j’ai envie de vous raconter ma life un peu ! 

Mes souvenirs de ce qui va suivre deviennent un peu flous avec le temps qui passe, y aura donc des approximations dans mon histoire. Mais c’est mon blog et je vous merde !
Mais avant de vous raconter mon histoire, qui se situe l’année de mes 17 ans, il y a donc 16 ans – putain ça nous rajeunit pas tout ça ! – faut que je vous repose un peu le contexte. 

Pour faire court dans le prologue, j’ai embrassé mon premier garçon à 16 ans. L’été de ma 2nde a ma 1ere. A mon grand regret je ne faisais pas partie des jolies filles au collège. Petite rondouillette. Petite poitrine. Appareil dentaire. Cheveu fou. Et look vestimentaire à part. Mes années collège c’était pas la panacée, mais comme c’est pas le sujet de cet article on s’en tape. Je me suis barrée dans un lycée dont je ne dependais normalement pas, en choisissant une filière spécifique dès la 2nde et ai ainsi pu échapper au lycée avec les mêmes cons qu’aux collège. J’ai ré-appris a faire confiance en amitié, mes seins ont poussés (vive la pilule ! ) même si je faisais juste un petit 90b, j’avais plus d’appareil dentaire et j’ai fini par trouver des garçons emballés l’idée de fourrer leur langue dans ma bouche. 

Debut d’année de ma 1ère, j’avais un pote, qu’on appellera Ananas (on ne rit pas !) Et un crush qu’on appellera pas parce qu’il n’est que de passage – oh le spoil ! 

Ananas était le pote d’un pote a une amie. C’était un mec mignon. Trop. Pour une fille comme moi du moins. Le genre de mec qui a du succès et le sait mais n’est pas trop imbu de lui même. Le genre de mec qui maintient une fille comme moi dans la friendzone. Le genre de mec qui ne m’intéressais pas donc – j’ai toujours été une fille consciente de ses capacités et donc assez pragmatique. 

Un après-midi de debut d’année scolaire 2000-2001 donc, Ananas était venu passé l’après-midi dans mon petit village. Seul avec moi. Petite précision : j’habitais un bled paumé ou il n’y a rien a faire a part balader dans les rues et il lui fallait 2 bus pour venir. Mais je ne me suis pas, a l’époque, posé la question de ses attentes. Je rappelle que c’était un mec mignon et moi le genre de fille que ce genre de mec ne calcule meme pas d’habitude. 

On baladait dans les rues de mon village et je ne sais plus comment, il me fait comprendre que je lui plais. Oh wait ! Sur le coup de la surprise. je me met a sourire nerveusement et mon sourire ne va pas me quitter tout le long du dialogue surréaliste (pour moi) qui va suivre (c’est important pour la suite) :

(Moi) ha mais j’ai un copain (ce qui n’était qu’à moitié faux. Je venais d’apprendre que mon crush avait quitté sa copine pour moi, donc ce n’était qu’une question de temps pour qu’on conclue)

(Ananas) ha ? Pourquoi tu me l’as pas dit ?

(M) ben parce que ça te regarde pas  (et c’est surtout que j’aurais JAMAIS pensé que ça pourrait t’intéresser en fait)

(A) donc si je t’embrasse là maintenant tout de suite tu vas faire quoi ?…

(M) je sais plus ce que j’ai repondu, ni meme si j’ai répondu. Je me rappelle juste qu’une partie de moi hurlait « mais putain vas y ! J’attends que ça ! » (Il me plaisait je l’ai dit ou pas ?) Et une autre partie me disais « ton crush a quitté sa copine parce que tu lui a dit que tu voulais sortir avec lui, tu peux pas faire ça » ! Et une troisième partie se demandait si tout ça était réel  (c’était nouveau pour moi okayyyy !)

Ananas ne m’a pas embrassé et est rentré vexé. Quelques jours après je sortais avec mon crush. Que j’allais larguer 1 mois après pour le 1er garçon qui allait me briser le coeur. Et Ananas et moi on allait entrer dans une phase de haine cordiale. C’est a dire qu’on ne s’adressait plus la parole sauf pour s’envoyer chier. Jusqu’au jour où il allait physiquement s’emporter : j’étais dans la cour. Pendant 1h de pose entre 2 cours. Assise a une table avec ma meilleure amie de l’époque. Ananas passe pour aller en cours. Il a du me lancer une pique, sur mon physique sûrement, a laquelle j’ai répondu, sans meme le regarder : « ouais mais moi au moins j’ai pas ta gueule ! » (J’étais déjà un concentré d’amour a l’époque !). Tout d’un coup je me suis sentie plaquée en avant. J’ai a peine eu le temps de tourner la tête pour ne pas me manger la table et amortir avec mes mains. Il venait de faire demi tour et de me plaquer sur la table en me maintenant une pression sur la nuque. Ces potes lui ont dit un truc que j’ai pas saisi tellement j’ai été surprise. Je me rappelle juste la pression de sa main et la proximité de son corps dans mon espace sans que je l’ai invité. Il m’a relâché et est parti. A partir de là on s’ignorait quand on se croisait. 

C’est donc dans ce contexte qu’arrive le printemps 2001. Feria de Pentecôte. Année du bac français. Et fête du lycée quelques jours avant la feria  (le mercredi il me semble). Pas d’alcool  (je précise) mais de la musique. Je suis contente. Je danse. Je m’éclate ! Et puis arrive une musique ou on tourne les uns avec les autres en changeant de partenaires. C’est cool dans les fêtes ça. Tout le monde danse avec tout le monde. Et d’un coup qui se retrouve en face de moi, je vous le donne en mille ! Ananas ! On se regarde. Et je hausse les epaules en lui souriant. C’est la fête, je suis heureuse et pas rancunière. On tourne un peu et on s’embrasse. Je sais plus comment on en est arrivés a s’embrasser. Je me rappelle juste avoir haussé les epaules en souriant et tourné avec lui, puis qu’on était contre un mur dans le noir, sa langue dans ma bouche, ses doigts dans ma culotte (ma 1ere fois) et son érection contre ma cuisse. Il me propose d’aller finir dans les chiottes du lycée. J’étais vierge. J’étais excitée. Déjà a l’époque je ne voulais pas forcément être amoureuse pour coucher, et je partais du principe que 1er soir ou un mois après, si le mec veut te quitter il le fera. L’important c’est qu’il me respecte et que je le fasse uniquement si J’en ai envie et pas parce que je me sens obligée ! Et putain oui j’avais envie de coucher avec lui ! Mais perdre ma virginité debout dans des chiottes de lycée ? No Way ! Déjà parce que je savais que j’allais sûrement avoir mal ! Et que je méritais mieux pour une 1ere fois ! J’ai donc decliné et le reste de la soirée m’est sorti de la mémoire avec le temps. Les cours étaient finis. Ananas m’a pas appelé le lendemain et le samedi soir je faisais la feria avec ma meilleure amie de l’époque et des potes a elle. Dont G. 

G etait ce qu’on appelait a l’époque un bad boy, moi je dirai aujourd’hui un petit con ! G séchait les cours, fumait de l’herbe, et avait des problèmes de gestion de sa colère. Mais G était mignon et je lui plaisais ce qui était déjà pas mal pour moi ! Le soir G et moi on sors ensemble. On passe notre soirée a se rouler des pelles  (j’étais pilot et j’avais 17 ans okayyy !) adossés a toute les voitures qu’on croise et apparemment ca lui plaît mais on ne fera que s’embrasser ! 

Le lendemain  (dimanche) début d’après-midi je reçois un appel d’Ananas qui me propose qu’on se voit. Je lui dis donc que j’ai un mec  (décidément). Ha bon ? Depuis quand ? / Ben depuis hier a la feria et je passe la journée avec lui. / Mais et moi ? / Ben tu m’as pas donné de nouvelles depuis mercredi j’en ai deduit que c’était juste l’histoire d’une soirée. / Ha ok, ben tant pis ! 

Et je n’ai plus eu de nouvelles de lui. Je l’ai recroisé a la fac des années après mais il m’a pas remis. 

Tous mes choix de vie. Toutes les personnes qui ont traversé ma vie. Je n’ai aucun regrets parce que c’est ce qui a fait de moi celle que je suis aujourd’hui et si c’était a refaire je ne changerai rien. Ou presque. Vous savez cette histoire de si mon Moi du présent retournait dans le passé parler a mon Moi d’avant ? 

Et ben mon Moi du présent irait dire a mon Moi de 16 ans « qu’à 16 ans aucun garçon ne prend 2 bus pour aller passer un après midi dans un bled paumé avec juste une « copine » a balader dans les rues. Et que si pendant des mois il va être aussi désagréable c’est peut etre parce qu’elle l’a blessé dans son ego de mâle en le repoussant alors qu’il s’estime assez mignon pour se taper qui il veut. » Surtout qu’avec le recul je pense qu’il a du penser que je me foutais de sa gueule vu que je souriais bêtement en lui disant que j’avais un mec alors qu’il était clairement venu pour m’emballer c’est pesé, et que je l’avais donc laissé venir pour rien. Mais merde j’étais a des lieux de ça moi ! J’aurais jamais imaginé que je puisse intéresser un garçon et surtout pas un comme lui.

Et enfin mon Moi du présent dirait a mon Moi de 17 ans « de pas se prendre la tête. De rejoindre Ananas pour passer l’après-midi avec lui et pourquoi passer de bons moments. Que G n’est pas un mec fiable. Qu’il cherchait juste une remplaçante pendant le mois de vacances oú son officielle était pas là. » 

Mais que surtout elle ne tombe pas amoureuse d’Ananas parce que dans un an elle va rencontrer l’Ex avec un grand E et une grosse b… parce que sans l’Ex, pas de tsunami, pas de plans culs et pas de Cheri et pas de moi du présent. Donc bon ! Faut pas trop deconner avec le passé quand même hein ! 

C’était y a 17 ans putain ! Ça passe ! On ne se voit pas vieillir ! Bordayl !

Publié dans Elle est passionnante ta vie, écris un livre, Je suis une biatch comme les autres, Petite Sushie deviendra grande | 2 commentaires

La maison (pas bleue) adossée à la colline

Avec Chéri on est devenus propriétaires, ça y est !!! Il y a moins de deux semaines nous avons officiellement basculé du côté obscur de la force.

On a signé le 30 mars !

On a commencé les cartons mi février, quand on a été surs d’avoir le crédit, on a réussi à avoir les clés une semaine avant la signature de l’acte définitif, ce qui nous a permis de commencer les travaux de remise à notre goût et depuis le 23 mars on s’est pas arrêtés.

Je n’en avais pas parlé avant parce qu’on voulait attendre d’être surs : surs de trouver la maison qui nous conviennent, surs d’avoir la maison, surs d’avoir le crédit.

On en pas parlé autours de nous non plus, tant qu’on avait pas signé le compromis.

Outre le stress normal du crédit, on (enfin je) a vécu des moments un peu difficiles, quand on l’a annoncé . Avec mon père d’abord, qui s’est lancé dans un concours de « qui a la plus grosse » avec Chéri, version travaux maison, et j’ai pas du tout du tout bien vécu mon rôle de tampon entre les deux. Mais bon, j’ai poussé une gueulante, et mon père s’est en apparence calmé, et Chéri, ben c’est Chéri quoi, il a attendu que mes larmes se tarissent en me caressant le dos et a changé de sujet (Chéri a beaucoup de mal avec la gestion des larmes et de la souffrance, il ne sait jamais comment réagir, du coup quand il ne peut rien faire pour en supprimer/atténuer l’origine, il opte pour l’absence de réaction, je pense que ça vient de son éducation et de son vécu familial. Je ne peux lui en vouloir, quand on voit sa famille on a tous une histoire familiale …).

Avec certains de nos amis également qui nous ont reprochés de pas leur avoir dit. Mais ce avec quoi j’ai le plus de mal c’est les réflexions a base de « ben oui vous avez des sous, vous ». « Vous avez les moyens d’acheter une villa, vous ». Ou encore « ha ben oui, vous, vous avez tous les deux des cdi ». Genre on les a volé nos postes et notre argent. Ou genre on devrait culpabiliser de pouvoir acheter une maison qui nous plaît parce que d’autres doivent se contenter d’acheter un appart. Genre on est des nantis. Des Bourges. Notons que bon, si on part par là certains n’ont pas les moyens d’acheter tout court donc bon, acheter un appart c’est pas si mal. Mais faut croire que ça marche que dans un sens. La poutre l’oeil du voisin toussa … et puis on a eu le « malheur » de leur dire qu’ils pouvaient venir nous voir, mais sans leur chienne loup, qui n’est pas dressé et accessoirement me fait peur. Et depuis silence radio, je pense qu’ils nous en veulent … #faisch

Du mal avec la belle famille, qui a tendance a « donner des conseils » en donnant l’impression de critiquer, d’imposer son avis, et cette remise à leur place lors de la crémaillère qui n’a pas plu, et qui a été source de disputes avec chéri.

Et du mal physiquement surtout. Comme je disais on a eu les clés le 23 mars, j’étais en congé le 29 mars au soir.

La maison était habitable, c’est un des critères qui nous a plus. Pas de travaux. Mais on voulait faire des aménagements nécessaires (un portail/portillon, de la lumière dans la pièce à vivre de 45 m² ou les anciens proprios ne vivaient qu’avec deux spots au dessus de l’ilot central et un lampadaire côté salon – on pense que c’était des vampires, ils avaient toujours les volets fermés) et d’autres moins mais pour mettre la maison à notre goût : faire sauter les faiences dans la cuisine pour y mettre une crédance, poncer et repeindre des murs rouge vifs dans la pièce vivre (chéri a mis une journée complète pour réussir à enlever le rouge), faire sauter des plinthes et poser un mur de briques de parement, reconstruire du placo puisqu’il est venu avec les plinthes et les faiences, reboucher les trous, repeindre la chambre. Des petits trucs qui pouvaient attendre, mais j’étais en vacances du 30 mars à aujourd’hui, c’était l’occasion.

On a donc passé 5 jours a venir bosser le soir en rentrant du boulot, on rentrait à 21h-22h, on grignotait un bout, douche et dodo. Et puis mes vacances, je me levais en même temps que chéri à 6h20 et je venais faire les travaux dans la maison. Puis il y a eu le ménage avant l’emmenagement, le déménagement, et le ménage dans la maison qu’on louait qu’il fallait rendre. Et la bronchite qui s’est invité au début des vacances et des travaux et dont je n’avais pas le temps de m’occuper, donc j’ai fait avec les moyens du bord !

Mais ça y est ! On est en place. On a désormais un portail et un portillon, les cartons sont quasi tous déballés, il nous reste 2 pièces à finir, et la pièce à vivre à repeindre, mais on le fera petit à petit. Un peu tous les week-end.

Chéri a tondu la pelouse, les crémaillères ont été pendues, la chasse aux oeufs à pu avoir lieu. Le nouveau four et les nouvelles plaques de cuisson ont été testées et commencent à être apprivoisées.

Je met de moins en moins de temps à chercher mes trucs dans les placards, mon bébé-chat prend peu à peu ses marques, et je me cogne moins dans les meubles en allant faire pipi la nuit.

Demain reprise du boulot. J’appréhende un peu. Déja parce que l’ambiance était tendue à mon départ. Parce que j’ai été absence quasi 3 semaines et qu’avec l’achat de la maison, depuis janvier j’étais un peu à l’ouest et pas trop concentrée sur mes dossiers. Là c’est fini, j’ai plus d’excuses, va falloir que je sois de nouveau focus ! Mais je vais prendre mon temps, quitte à faire plus attention que nécessaire !

Et puis, bon, le boulot c’est le boulot ! Maintenant en rentrant le soir, je n’aurais plus qu’à m’occuper de mon potager, en écoutant le bruit des chèvres d’à côté (oui parce qu’on a acheté dans la pampa chez moi ! le soir on entend les chèvres, les poules et les anes ! c’est trop bieng !!!!) et puis bon. Dans un mois je suis de nouveau en vacances, et avec chéri on part donc on déconnectera et on se ressourcera !

Me manque plus que ma voiture, parce que la campagne c’est bien, mais les transports en charrette ça le fait moyen ^^ normalement cette semaine !

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