C’est celui qui dit qui est d’abord !

Cette semaine, j’ai été convoquée deux fois dans le bureau de ma chef de service. Et être convoquée dans le bureau de ma chef, j’aime pas trop beaucoup ça !

Pas que ma chef soit pas sympa, c’est une bonne chef, elle est juste, et c’est ce que l’on attend d’une chef. Si ça va pas, elle le dit, mais si elle peut accorder quelque chose, elle le fait. Elle ne copine pas, mais sait être à l’écoute de son équipe, même de nous, petits agents au bas de l’échelle.

Enfin bref, j’avais envie de vous raconter mes convocations chez ma chef, non pas parce qu’elles m’aient laissé un goût amer, mais plutôt un goût d’irréel !

Mais je te laisse savourer une nouvelle semaine au pays de la lolitude de la Planque ^^

Lolitude nombeur oine :

Si tu me suis sur Twitter, tu sais que je me suis rabaler en allant prendre mon bus pour aller bosser le 16 décembre dernier, et que j’en ai été pour 3 semaines d’arrêt, avec attelle, puis rééducation. J’ai tenté de reprendre le mercredi 7 janvier, mais ai dû me ré-arrêter le mardi suivant pour une semaine de plus. J’ai donc réintégrer mon poste, mercredi dernier, soit le 21 janvier. J’ai bien senti que l’ambiance n’était pas au beau fixe, mais je me suis dit qu’il n’y avait rien de nouveau sous le soleil. Je t’en ai déja parlé vite fait dans des articles précédents, mon service étant une pépinière pour futurs cadres dont certains ont les dents qui rayent le plancher et le sous sol, l’aigreur, le ressenti et la frustration sont le lot des agents qui y stagnent depuis plus d’un an, ce qui fait que des tensions apparaissent de temps en temps.

Pour cette une fois la comtesse n’était pas mêlée à ces frictions, puisqu’elles sont nées entre deux de mes coupines de boulot. N’ayant pas été là pendant 1 mois, et ne voulant de toute façon pas m’en mêler, j’ai préféré rester à l’écart, d’autant plus que les causes de leur querelles intestines n’étaient que des non-dits digne d’une cour de maternelle. Sauf que milieu quasi-exclusif de filles oblige, la tension est devenu tellement palpable, que cela a fini par des allers-retours dans le bureau des chefs par des filles en pleurs. C’est pourquoi lundi ma chef nous a convoqué tous le service pour savoir quel était le problème, et comment faire pour le régler. Je pense avoir une légère idée de ce qu’elle a pensé de cette réunion impromptue, puisque je me faisais la même réflexion, à savoir : « mais bordel on est où là ? Elles ont quel âge ? » non parce que ce qu’il en est ressorti c’est, en gros que « blablabla tu me parles pas, tu me dis plus bonjour blablabla tu nous obliges a supporter tes humeurs blablabla non c’est pas moi c’est toi blablabla tu m’as pas proposé de manger avec toi, tu as laissé X toute seule pour manger blablaBLAAAA » Et moi j’étais là, adossé au mur, en train de regarder unetelle chouiner, une telle se draper dans sa dignité, unetelle faire la faux-cul en disant que non, pas senti de tensions ou non me sens pas concernée, et je me suis dit, mais bordel les filles on a toutes la trentaine, vous êtes pour la plupart mère de famille, on a passé l’âge, non ? Ben apparemment non !

Bon cette fois là, je n’étais pas concernée directement, mais les chefs tenaient à ce que nous soyons toutes là, puisque nous sommes toutes impactées par l’ambiance.

Normalement ces tensions ne devraient pas se reproduire, du moins entre ces protagonistes là, puisque l’une des filles, a eu son niveau 3 et est monté en compétence, elle change de service dès lundi. Du coup son dernier jour s’est fait bizarrement, elle est partie sans même dire au revoir aux filles. Pour ma part, n’ayant rien à lui reprocher personnellement (peut être parce que n’attendant rien d’elle, ni de personne, je ne pouvais pas être déçue) je lui ai envoyé un texto pour lui dire au-revoir et lui souhaiter bonne chance dans son nouveau service. Elle s’est excusé de ne pas avoir pu me dire au-revoir et m’a dit que l’on se reverrait de tout façon, on travaille toujours au même étage, même si ce n’est plus dans la même aile.

Mais je trouve dommage, qu’à 30 ans, surtout quand ce n’est pas notre 1er poste, que l’on ne puisse pas réagir en adulte, quand on doit travailler presque 8heures par jour, je trouve ça fou. Mais va bien falloir que je m’y fasse 🙂

Lolitude nombeur touu :

Mercredi soir, alors que je languissais de rentrer chez moi, la bronchite m’épuisant et les cachets m’assommant, il ne me restait plus que 15 mn à faire, et j’étais en train de noter mes stats du jour sur un papier (notre logiciel ne marchant pas ce mois-ci, il faut que nous notions nos chiffres de prod, activité par activité, nombre de feuilles traitées/rejetées, et temps passé), il ne restait plus dans le service que la comtesse, une popine et moi. Quand la comtesse arrive et me dis que le vidéocodage lui manque (elle est de tri cette semaine, nous passons toute un mois, à tout de rôle, au tri, qui consiste à préparer les lots de feuilles qui seront scannées et traitées ensuite par les vidéocodeurs) et me demande si elle peut taper quelques chiffres, et là elle s’empare de mon clavier et commence à traiter des feuilles, là, à 30 cm de moi, sur mon poste, sur mon profil, mes feuilles, pendant que je note mes stats sur ma feuille de prod. Sur le coup je suis restée tellement conne que je n’ai pas réagi, je me disais que je rêvais, elle n’était pas en train de faire ce que je voyais qu’elle faisait, SERIOUSLY ? qui fait ça ?! Et puis après que pouvais-je lui dire : « qu’est ce que tu fais ? Dégages ! » non parce que c’est la comtesse, elle est susceptible, et surtout cela n’a duré qu’une minute, deux tout au plus ! Puis j’ai récupéré mon clavier et j’ai fini mon 1/4 heure qu’il me manquait pour finir ma journée.

Il n’y avait personne dans le service, et pourtant, hier en revenant de pose déjeuner, j’ai été interceptée dans le couloir par ma chef, qui voulait me voir. Et là elle me demande : « est-ce vrai que la comtesse a traité des feuilles sur ton poste hier soir ? » euh ??? comment dire ? Oui ! J’ai dit la vérité, déja parce que cela ne servait à rien de mentir, et surtout parce que je ne pensais pas avoir mal agi, mais quand même, cela m’a travaillé. Du coup ce matin, je suis retourné voir ma chef, savoir si j’avais mal agi, si j’aurais du réagir autrement. Elle m’a rassuré en me disant que je n’avais rien à me reprocher, qu’elle n’en avait même pas parlé à la comtesse, elle avait juste eu peur que la comtesse ai profité que j’ai quitté mon poste pour une pose pipi, sans avoir verrouiller mon poste pour s’en servir. Euh, SERIOUSLY ???

Des fois je me demande vraiment où j’ai atterri. C’est ma 1ere expérience dans une grande boite et surtout dans une administration, je ne sais pas si c’est la même partout, mais je sais qu’il y a des tas de choses que je découvre au fur et à mesure, concernant les us et coutumes, mes comportements à changer, ce qu’il faut faire ou ne pas faire, ce qu’il faut dire ou taire. Je tâtonne, je suis pas forcément fine, ou rassurée, mais j’avance. J’ai souvent l’impression d’avoir vendu mon âme au diable, je prend sur moi tout en essayant de ne pas me perdre, de perdre de vue qui je suis vraiment, l’essence qui fait de moi ce que je suis. Je ne suis pas mariée à mon boulot, et même si je ne veux pas non plus que ma personnalité, ou ce que je paraît être ne freine ma carrière (je ne veux pas faire une grande carrière, mais pas finir au placard non plus, je veux me fondre dans la masse, faire mon bonhomme de chemin petit à petit, sans être emmerder), je n’ai pas envie de disparaître totalement, je refuse de jeter ma spontanéité aux orties, je vais juste essayer de la réprimer, un peu, et essayer de prendre les choses du bon côté, après tout, même si je ne ris pas sur le coup, cela me fait de la substance pour avoir quelque chose à raconter, nan ?

Allez des bisous des loulous, je vais aller manger du pain d’épices qu’il me reste de mon séjour en Alsace :-*

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2 commentaires pour C’est celui qui dit qui est d’abord !

  1. Je travaille dans une grande administration, et j’ai aussi bossé dans le privé. S’il y a une chose que je déteste, ce sont les « histoires » et autres conflits sans intérêt qui paradoxalement prennent un temps de gestion conséquent. Je suis chef, je ne copine pas mais j’ai à coeur que nous travaillions tous en paix, sereinement. En cas de conflit, je veux des exemples concrets, pas des « je pense que…. Donc j’interprète que…. » parce que le ressenti de chacun ne mène à rien. Ce n’est pas facile, mais je pense que c’est un peu pareil de partout…. Tant qu’il y a de l’humain…. 😉

    • sushiesan dit :

      J’ai toujours travaillé dans le privé, et surtout des petites boîtes. Du coup des histoires il y en avait, comme partout, mais moins exacerbées. Et j’étais plus jeune. Du coup j’avoue avoir été décontenancée. Mais bon. Comme tu dis, tant qu’il y a l’humain … quoi que seule dans mon bureau avec mon pc, dans le boulot d’avant, j’étais mieux quand même 😉

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