Chose your destiny

Trust ot Victory.
Mortaaaaaal combaaaaat !!!

Dans la vie il faut faire des choix (de plus en plus souvent), plus ou moins faciles. Mais le plus diffcile n’est pas de choisir, plutôt d’assumer son/ses choix. Parce que choisir c’est renoncer. Et qu’il devient alors dangereusement tentant de rester bloquer dans ce qui aurait pu être, s’empêchant par la même d’apprécier là ce qui est.

Il y a maintenant 6 mois, alors que je ne cherchais plus spécialement a changer de boulot (j’étais assistante juridique spécialisée en droit des sociétés dans un cabinet comptable. Remember ?) On m’a parlé d’un recrutement dans une administration que je ne citerai pas. Alors j’ai hésité. Pesé le pour et le contre. Fais et refais le budget prévisionnel mensuel. Hésité encore.  Puis j’ai postulé me disant que j’aurais pas le poste de toute façon et que la vie choisirait pour moi. Sauf que j’ai eu le poste et je suis devenue une planquée.
J’ai decouvert que ce que j’imaginais était loin de la vérité dans les faits mais c’était trop tard. Et puis il y a eu cette sensation (peut être aidée par ces sous-entendus venant de bien pensants mais néanmoins insidieux) que je faisais un boulot de merde. Pour lequel il ne fallait pas avoir inventer l’eau chaude. La peur d’avoir le cerceau ramolli a force de ne plus l’utiliser. Et puis surtout ce mépris des gens quand je répondais a la question « tu fais quoi dans la vie ? » Comme s’ils valaient mieux que moi. Comme si j’étais conne et que j’avais pas pu trouver autre chose. Et puis cette phrase perfide sous ses airs de gentillesse « bha c’est pas grave. Quand tu seras cadre ». Sauf que je ne veux pas être cadre. Être une technicienne me va très bien. Non je n’ai pas d’ambition de grandeur. Non je ne suis pas carriériste.  Oui j’aspire a un boulot tranquille qui me laisse du temps pour moi. Mais quand même. Ce doute en moi. Et si c’est moi qui avais tort ? Et s’ils avaient raison.
Et puis hier j’ai reçu un appel. Un poste d’assistante juridique se creait dans un cabinet d’avocat de la grande ville et on avait pensé a moi si je voulais postuler.
Et de nouveau ces interrogations ?
Est ce que je voulais revenir dans ma branche. Dans un boulot plus gratifiant intellectuellement mais beaucoup plus stressant. Est-ce que je voulais renouer avec l’angoisse,  l’oppression, les réveils au milieu de la nuit en pensant a un dossier. Ne jamais arrêter de penser au bureau. Même la nuit. Même en week-end. Même en vacances. S’interdire d’être malade ou fatiguée. S’oublier. Et sans reconnaissance ou moindre.
Revenir au droit mais renoncer au reste ? Plus le temps ni l’énergie de lire. De regarder des séries ou des films. De faire un sport ou de cuisiner. De vivre.
Avoir des responsabilités mais sans les avantages ? Ne pas récolter les lauriers mais prendre les coups de fouet ?
J’étais face au même choix qu’il y a 6 mois mais a l’envers.
Alors j’ai réfléchi. Sérieusement. Sans idéaliser le poste et en acceptant de reconnaître mes failles et mes faiblesses. Et non. Je sais que le moi d’aujourd’hui ne supporterait pas la pression et sombrerait. Et mon moi futur je ne sais pas s’il est prêt a recommencer.
J’ai commencer un processus de mue. Je suis en pleine reconstruction. J’ai besoin de finir avant de pouvoir envisager d’evoluer. Je ne suis pas assez forte pour le moment. Pas assez blindée. J’aspire au calme. Au cadre.
Et puis je suis peut etre une planquée mais j’ai pas obtenu ce poste par piston mais parce que j’ai un fucking bac+4 et que je me suis vendue pour l’avoir. On était 30 a passer les tests j’ai fait partie des 7 sélectionnés, pas mal pour une ramollie du cerveau non ! Et oui je ne veux pas être cadre et non je ne veux pas la responsabilité d’un service a gérer. Et je vous emmerde. Je ne vais pas rester dans la pépinière (c’est ainsi qu’on nomme mon service puisqu’il est le passage obligé pour acceder aux autres. Je vous en parlerai plus tard ^^) et mes tâches seront peut être répétitives (mais n’est ce pas le cas partout ? La même chose que l’on soit coiffeuse ou prof. Le contenu évolue mais le fond reste) mais pas stressantes. Quand je quitterait l’enceinte du bureau mon boulot restera au bureau ! Pas de stress a la maison. Et c’est ça que je veux !

Alors j’ai décliné l’offre et j’ai décidé d’arrêter de me projeter et de me morfondre dans ce qui aurait pu être et apprendre à apprécier ce qui est. Ce que j’ai. Parce que oui. Comme partout mon boulot a des inconvénients. Mais il a beaucoup d’avantages et au lieu de focaliser sur le négatif je veux jouir du positif !
Et puis mon cerveau je l’entretien toute seule ! En lisant. En faisant des formations a la maison pourquoi pas. J’ai le temps. Je peux en faire ce que je veux ! Absolument TOUT ce que je veux. La liberté. Pourquoi y renoncer ???

Merde aux bien pensants et aux rageux ! Je suis peut être une planquée mais je sais ce que je vaut. Et pensez ce que vous voulez. Je vous conchie. Na !

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12 commentaires pour Chose your destiny

  1. Charlotte dit :

    Haha les gens sont complètement cons quand même. Ils te considèrent comme une planquée mais sont bien contents de t’avoir sous la main quand ils ont question à poser concernant leur dossier (je parle pour mon taf en tous cas). Et quand je vois tout ce qu’il y a à savoir et la complexité de la législation, je pense qu’on est loin d’être débile. Moi non plus, je n’ai pas forcément envie d’être cadre. Juste se dire qu’on fait bien notre boulot doit être en soi une satisfaction.

    • sushiesan dit :

      Mais pareil ! Surtout que ma branche a moi on en dépend tous 😉 donc c’est  » ha ha tu travailles là. Planquée ! Au fait j’ai ce soucis avec ma carte ou tel remboursement ou tel arrêt. Tu peux faire quelque chose ? ». Ha je suis une feignasse payée a rien faire mais t’as besoin de moi ?!!
      Et pareil. Un service pas trop moche et du boulot bien fait ça me va 🙂

  2. May dit :

    Héhé, les gens sont juste jaloux ! : )
    Tu sais, je passe beaucoup beaucoup de temps à travailler. J’ai la chance de travailler à mon compte, de mettre créer un travail sur mesure qui me passionne… mais qui grignote souvent mes soirées/week-end. C’est un choix personnel. Bon, et du coup… j’ai les réflexions inverses (mais bon, moi aussi, on pense à moi pour aller chercher MachinBidule à 14h00 à l’aéroport en trouvant ça normal parce que je suis à mon compte… mais on sait bien me rappeler que c’est pas normal/sain de bosser un soir tard/le dimanche).
    C’est très culpabilisant je trouve. Il faut s’écouter, épicétou !

  3. Lizly dit :

    Tu as bien raison de faire ton choix en fonction de toi et non pas de ce que les gens te disent de ton boulot (et c’est une planquée de prétendue prof que personne sait ce qu’elle enseigne qui te dit ça !) Profite bien de ta liberté !

  4. maud dit :

    Fais TES choix et n écoute PERSONNE. ❤ bisous

  5. Rock and Tea dit :

    Du moment que ce choix de vie correspond à tes critères, les autres peuvent bien parler.

  6. Hannah Sue dit :

    Les écoute pas, ce sont rien que des jaloux !! Je fais partie des « feignasses nationales ». Ouais. Sauf que j’aime mon boulot, et qu’accessoirement, je rentre crevée. Peut être à rien faire, qui sait ? 🙂 Et puis cette chance de ne pas ramener de stress à la maison, ça n’a juste pas de prix ^^

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