Mangez moi, mangez moi, mangez moi …

20120416-105854.jpgCette semaine, c’est la semaine du goût. J’aurais pu, pour l’occasion mettre une recette sur mon blog, mais mon talent pour la photographie est tel que tu n’aurais pas reconnu le plat que j’aurais voulu mettre à l’honneur. Donc à la place je vais parler de moi pour pas changer. Il paraît que les goûts changent suivant les cycles de la vie. Et je me suis aperçu que c’était vrai, puisque certaines choses que je n’aimais pas enfant, me sont apparues bonnes maintenant (par contre l’inverse, heureusement, n’est pas vrai, ce que j’ai toujours aimé trouve toujours grâce à mes yeux ;-p).

Peut être parce que nous éduquons notre palais, avec les années.

Ainsi je me suis mise à apprécier la bière, d’abord la blanche, puis les aromatisées, la rousse, et même la blonde maintenant, alors que tu ne m’en aurais pas fait boire il y a 10 ans !

Pareil avec le vin. Bien que pour ce dernier, j’ai encore du mal, si le vin n’est pas sucré, il me procure des frissons, je suis une calamité aux repas de famille chez le Chéri, eux qui sont des connaisseurs/amateurs de vins. Je fais toujours l’effort de goûter, mais généralement je reste à l’eau (l’eau étant quand même de loin, ma boisson préférée à table, qu’importe le repas), et me contente de tremper les lèvres dans le verre de Chéri.

Et puis il y a les avocats. Les avocats, j’ai du mal, et pourtant je vais manger du guacamole. Et puis avec la découverte de la nourriture japonaise j’ai bien du me faire à l’idée que j’allais devoir manger de l’avocat, vu qu’il y en a dans 98% des makis et bizarrement dans les makis ça passe, mais pas en mayonnaise ou en vinaigrette. Je ne sais pas, peut être parce que je n’ai pas trouvé l’accompagnement qui transcende mon palais avec l’avocat.

J’ai rencontré la même perplexité avec les champignons. Les champignons je n’ai jamais aimé ça. Quand il y en a dans un plat ou sur une pizza, je les trie ou alors je les mange tous d’un coup, pour les gober sans avoir à ressentir le gout trop longtemps en bouche. Et pourtant je vais aimer la tourte aux champignons (parce qu’ils ont un goût sucré/caramélisé dedans). On m’a dit : « c’est parce que tu n’as jamais mangé de bons champignons », et on m’a fait gouter des cèpes et des girolles (j’avais 18 ans) et je n’ai pas trouvé ça bon. Pas infect à vomir, mais pas bon. Alors j’ai laissé tombé. Les champignons je les cuisine pour Chéri, mais je les mange pas.

Et pourtant, depuis quelques temps je me suis prise à les lorgner, à les trouver beaux. Sur les étals, dans des risottos, avec une bonne viande, sur instagram, sur les blogs de recettes. Ils réveillent mon appétit alors que je n’aime pas ça.

Et hier soir, j’en ai cuisiné pour Chéri, des aiguillettes de poulets aux champignons à la crème (pour moi c’était échine de porc et aubergines au four), et j’ai voulu goûter. Je me suis dit que peut être c’était comme l’avocat, le vin et la bière. Alors je lui en ai volé un et j’ai été surprise. Pas que j’ai trouvé ça transcendant, mais que j’ai pas trouvé ça mauvais ! Je veux dire, j’ai pas sauté au plafond en louant Jayzus, mais j’ai pas trouvé ça dégueu, ce qui m’a plongé dans un abîme de perplexité. Ça fait 29 ans que je crie que NON MERCI je n’aime pas les champignons, je n’en veux pas, et voila qu’au détour d’une cuillère volée dans l’assiette de mon cher et tendre je m’aperçois que c’est pas si mauvais ??? Mais What The Fucking Fuck ????

Mon palais aurait-il évolué à l’insue de mon plein gré ? Et si ça me fait ça pour les champignons, peut être que c’est pareil pour d’autres trucs que j’ai toujours cru ne pas aimé ???

Dès lors, en cette semaine du goût, et à l’orée de cette nouvelle vie que j’ai décidé de suivre, que ce soit professionnellement ou personnellement (oui parce mon corps est en pleine croissâââânce je suis en plein chamboulement dans le dedans de mon corps, je mue je crois (et non je ne suis pas enceinte)(enfin je crois)(pitié dites moi que je ne suis pas enceinte !!!), et je ne sais pas à quoi va ressembler la nouvelle Sushie, ni quelle voie elle prend, parce que j’ai décidé de la laisser faire pour voir jusqu’où elle va, sans la forcer, sans me poser de question, mais je vous en reparlerais plus tard je pense) je pense que je vais faire avec la nourriture comme avec le reste. Je vais passer en mode Bêta Testeuse. Je vais tout gouter, TOUT, pour savoir si les choses sont bonnes ou pas, sans me dire que j’en ai déjà gouté et qu’en fait je sais/crois que je n’aime pas ça. Si mon palais à changé, sans le me dire le fourbe, alors il faut que je le sache ! Et puis bon, n’est-ce pas ça profiter de la vie ? Prendre, gouter, essayer, tout ce qu’elle a à nous offrir, sans a prioris, sans préjugés ?

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2 commentaires pour Mangez moi, mangez moi, mangez moi …

  1. Amy dit :

    C’est vrai que c’est drôle, comme nos goûts changent. Enfin, je dis ça, mais à part les fruits de mer et crustacés, que je n’aimais pas enfant et ado, et dont je raffole maintenant, il n’y a rien d’autre que j’aime maintenant, et que je n’aimais pas avant. Sauf que… comme je suis devenue végétarienne, de toute façon je ne peux plus en manger !
    Les goûts du copain ont au final plus changé que les miens, d’après ce que j’ai compris. Je me demande si parfois, ce ne sont pas aussi des a priori qui disparaissent, concernant certains aliments.

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