Je crois que mon corps essaie de me faire passer un message …

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Ca matin je n’ai pas la forme. Nausées matinales, mal au ventre, fatigue depuis 5h du mat’

NON je ne SUIS PAS enceinte, dieu merci. Pas que je ne veuille pas d’enfant, mais pas maintenant, je ne suis pas prête. Pas encore. J’aime ma vie. Dans l’ensemble du moins. J’aime ma vie telle qu’elle est en train de devenir, et pour le moment j’ai envie d’en profiter. Maintenant qu’on peut enfin vivre, se faire plaisir, partir en vacances Chéri et moi, profiter de nos salaires de ministres, j’ai envie de profiter. De mon homme. De la vie. De l’instant présent. Et puis je ne suis pas prête à être mère. J’ai amorcé des changements dans ma vie, dans ma personnalité, qui ne sont pas encore terminés, et je ne me sens pas de faire un enfant, tant que je ne serais pas en accord avec moi-même. Et puis ce ne serait pas juste pour lui. Je n’ai pas le droit de lui donner pour mère une femme hystérique et maniaco-dépressive.

Sans parler du fait que je n’ai pas encore coupé le cordon. Comment devenir de bons parents si on est encore sous la coupe des nôtres. Tant qu’on ne se sera pas détachés de nos parents, qu’on ne sera pas devenu des adultes qui font leurs vies comme ils l’entendent sans culpabiliser ou avoir peur de ne pas faire ce que nos parents auraient voulu que nous fassions, je ne veux pas mettre un enfant au monde. Je ne veux pas devenir mère, tant que je ne serais pas devenue une grande personne qui fais seule ses choix, et qui les assume, et tant pis pour celui à qui ça ne plaît pas. Je suis sur la bonne voie, peu à peu je prends mon envol, je vis de plus en plus pour moi avant de vivre pour les autres (s’entendre pour la famille), et il faut que je finisse de construire ma personnalité avant de pouvoir concilier ma vie de femme et ma vie de mère. Parce que ce ne serait bon, ni pour lui (mon bébé), ni pour moi, ni pour mon couple, que je passe de sacrifier ma vie et mon bonheur à ma famille à sacrifier ma vie pour mon enfant. Même si, certes, je ne sais pas comment je vais réagir quand j’aurais mon bébé, mais j’espère que je pourrais, comme je le veux, être une mère, tout en restant une femme et une compagne, et que je ne serais jamais QUE mère.

Et puis, j’aimerais changer, ne plus être celle que je suis devenue, la stressée, la folle qui s’énerve pour rien, qui pique des crises sans raison, qui agresse les autres automobilistes du fait d’un ras le bol général, pour tous les autres automobilistes qui l’ont énervée/stressée/mis en danger et ou elle n’a pas eu, ne serait-ce que le reflexe de klaxonner, parce que je n’aime pas m’énerver au volant.

Je ne veux plus être cette râleuse, qui ne goute pas son bonheur, qui a tout pour être heureuse mais n’est jamais contente, qui passe son temps à se plaindre et à chouiner au lieu de profiter de sa vie et de sa chance.

Ma psy m’avait dit que je n’étais pas dépressive, que je réagissais juste à un trop plein d’expériences et d’émotions négatives, à ma façon, parce que je n’arrivais pas à en trouver d’autres. Elle m’a dit que je faisais une « dépression événementielle » un truc dans le genre. En fait l’état dépressif était la seule réponse que mon corps et mon cerveau avait trouvée pour répondre à cette succession d’évènements négatifs dans ma vie. Mais ca ne me plaît pas. Je ne veux plus répondre à mon stress par des angoisses et de la dépression. Je veux extérioriser mon stress autrement qu’en râlant, me plaignant ou en gueulant sur tout et n’importe quoi. Je veux être ZEN, je veux arrêter de me noyer dans un verre d’eau et faire face à mon quotidien comme la fille soi-disant forte que je suis, celle que je montre, celle que je paraît.

Oui j’en ai pris plein la gueule. Oui je n’ai pu qu’encaisser, serrer les dents et attendre que ça passe. Oui j’en ai chié. Mais maintenant je commence à sortir la tête hors de l’eau. La roue a tournée et je peux enfin, de nouveau respirer. Chéri travaille et a un assez bon salaire qui me permet de m’acheter des Louboutins, on a tous les deux des CDI, on va bientôt j’espère quitter cet appart pourri, on part en vacances en amoureux avec mon cher et tendre (deux week-end prolongés en mai et une semaine en aout). J’ai perdu 15 kilos et rentre enfin de nouveau dans du 38. Mon père ce (z)héro a presque arrêté de boire (mais bon d’un âne on en fera jamais un cheval de course hein …).

Et pourtant je n’arrive pas à lâcher prise, je n’arrive pas à me détacher de cette angoisse qui a été mienne pendant des années mois, je n’arrive pas à me débarrasser de cette colère, colère contre moi, contre Chéri, contre le monde entier. Je me révolte, telle une adolechiante, contre un monde contre lequel je ne peux rien, et qui n’est pas si moche dans mon cas, il y a pire que moi merde, je n’ai pas le droit de me plaindre !!! Je passe mon temps à me plaindre, alors que je devrais m’estimer chanceuse, il faut que ça change. Gandhi (je crois que c’est lui) a dit « soyez le changement que vous voulez voir dans votre vie » et j’ai envie d’être ce changement.

Pourquoi je vous raconte tout ça ? Parce que ce matin, donc, j’étais barbouillée. Je n’ai rien pu manger, la seule idée de faire entrer quoi que ce soit dans mon œsophage (coquine ^^) me retournait l’estomac. Pourtant hier soir, comme souvent le dimanche, je n’ai rien mangé, parce que trop mangé dans la journée : depuis qu’on a atteins nos objectifs avec Chéri, on a tendance à faire des jokers le dimanche, c’est-à-dire petit déjeuner avec lait chaud, tartines beurre-confitures et parfois croissant et/ou pain au chocolat, apéro et repas du midi sans faire spécialement attention, un verre de coca ou une bière, quelques chips ou cacahuètes, un peu plus de féculent que la portion autorisée, du pain en plus, et du fromage et/ou dessert, et surtout en général on goute, un petit bout de gâteau, un chocolat chaud. Alors certes ça reste des petits écarts, on ne prend de tout ça qu’en petite quantité (moi en tout cas, Chéri … Chéri peut se permettre des écarts plus gros que moi), et comparé à ce que l’on mangeait avant, c’est même pas la moitié, mais justement on a plus l’habitude de manger tout ça, du coup le dimanche soir en général c’est diète car pas faim du tout ^^ ce qui fait donc que mon dernier repas remontait à 17h (un capuccino avec une brioche au chocolat et 2 ou trois biscuits cuillère), donc je ne sais pas ce qui m’a fait mal, mais j’étais vraiment pas bien (j’ai même vomi dans ma voiture en allant au boulot, j’ai à peine eu le temps de prendre le sac plastique dans lequel j’avais mon tupper de midi pour vomir dedans, c’est dire – ouais je sais, je te vends du rêve).

Et en venant bosser, je me suis dit que ça faisait quand même la 3 troisième gastro que je faisais en trois mois, soit une par mois, et que mon corps devait avoir besoin de me faire passer un message pour que mon estomac se révolte comme ça. Peut être mon envie de changement, j’ai besoin d’expulser métaphoriquement tout ce qui ne me plaît pas en moi, pour enfin devenir celle que je veux être. Ou alors j’ai juste bouffé un truc qui n’est pas passé hier midi. Va savoir …

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6 commentaires pour Je crois que mon corps essaie de me faire passer un message …

  1. unicks dit :

    je ne suis pas malade physiquement mais je me reconnais dans tout ce que tu écris, cette attitude de sale gosse contente de rien mais qui pourtant a tout ce qui lui faut… si tu trouves la recette magique pour devenir zen dis-le moi!

  2. Lizly dit :

    Tu es en plein cheminement, tu évolues, tu avances, tu progresses. Si ton corps essaie de t’envoyer un message, c’est que ce message est quelque part en toi. Pas forcément accessible mais tu as les réponses quelques part. Prends le temps de t’écouter, arrête de t’en vouloir et calme ta colère contre toi-même pour entendre ce que tu as à te dire.
    Oui, je sais, facile à dire…

    • sushiesan dit :

      j’essaie j’essaie. Quand j’ai dis à Chéri « je veux changer, ca ne peut plus continuer comme ça, il y a ces facettes de ma personnalité (l’hystérique et la maniaco-dépressive) que je veux éliminer » il m’a répondu : « commence par t’accepter telle que tu es, et après seulement tu pourras te changer ». Tu crois que le changement commence par l’acceptation de soi ???
      En tout cas, que ce soit physique ou mental, je sais que mon corps essaie de me dire quelque chose, mais pour le moment j’ai du mal à le comprendre 🙂

  3. Lizly dit :

    Si le changement commence par l’acceptation de soi ? Je ne pense pas. Je pense qu’il passe par porter un regard juste sur soi-même, par l’envie, le besoin et la décision de changer et par l’apaisement de la colère qu’on peut avoir contre soi-même.
    Et de la patience.

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